SWAMI
Magie, illusions et autres vérités

 
 
« Je sais que tout ce qui se passe ici n’est pas forcément réel, que j’ai fait quelques petits arrangements. Mais à partir du moment où on y croit les choses existent, non ?  »
— extrait du spectacle
« Les spectateurs sont acteurs d’une expérience immersive originale, ils ne sont pas seulement témoins. Rémy Berthier questionne notre rapport au réel et aux illusions. »
— Ouest-France
« Swami interroge nos perceptions, nos croyances, et les nouveaux outils qui fabriquent nos réalités. »
— Arte.tv (coups de coeur Culture)

Et si notre esprit était capable de fabriquer sa propre réalité ?

Entre illusion, mentalisme et expériences aux frontières du fakirisme, Swami propose une traversée aussi troublante que singulière dans les méandres de notre besoin de croire.

Parti d'un accident de parcours bien réel, un artiste magicien décide de pirater ses propres sens pour s'inventer une issue. Mais à force de repousser les limites de la perception et de flirter avec l'absurde, la fiction commence à sérieusement contaminer le monde réel.

Ici, le public n'est pas simple spectateur : la soirée glisse peu à peu vers une expérience sensorielle et collective, où l’on teste les limites de notre esprit.

Une enquête intime et jubilatoire sur nos propres illusions, où l'on découvre que pour tenir debout, il faut parfois accepter de perdre le nord.

Avec Swami, j’invite les spectateurs à une exploration troublante de nos mécanismes intimes et de notre besoin viscéral de croire. Ce spectacle est une autofiction qui prend racine dans un fait réel : un incendie, survenu à l’été 2023, qui a réduit en cendres tout ce que je possédais. Le paradoxe, c’est que j’étais en tournée au moment du drame. Je n’ai pas vécu l’incendie par les sens, mais par le récit et les écrans.

Pour combler ce vide, mon personnage s'invente une échappatoire. En s'aidant d'outils d’immersion visuelle — des casques portés en salle à certains moments clés — il se reconstruit un chez-soi virtuel et tente de s'anesthésier face au choc. Mais à force de fuir le réel, il s’enferme dans son propre personnage de gourou numérique et perd pied. La frontière entre l'illusion et la croyance finit par exploser.

Le ton du spectacle refuse pourtant le poids du drame. Le rapport avec le public est direct, simple, et laisse une place naturelle à l'humour et à l'absurdité de la situation. Le récit est rythmé par la magie visuelle et le mentalisme, créant des moments de surprise où le détournement des sens devient une expérience partagée.

Magicien de profession, mon personnage se retrouve face à un paradoxe : lui qui a toujours maîtrisé l’artifice est soudain dépassé par des phénomènes qu’il ne contrôle plus, comme s’il découvrait en lui des capacités de faire de la véritable magie.

Swami est une traversée ludique et intime, un miroir tendu à nos propres illusions — celles que l’on s’invente pour tenir debout, et qui finissent parfois par nous posséder.

Rémy Berthier

Crédits photo : Thomas O'Brien ©


Conception et interprétation : Rémy Berthier
Collaboration à la dramaturgie : Groupe Fantôme (Clément Aubert, Romain Cottard et Paul Jeanson)
Collaboration artistique et scientifique : Fleur Hopkins-Loféron
Ingénierie VR : Quentin Misslin
Création son : Dylan Foldrin
Régie et interaction : Camille Faye et Dylan Foldrin
Accompagnement administratif : Yasna Mujkic
Accompagnement au développement du projet : Nicolas Rosette
Accompagnement Apnée : Dan Arbogast
Accompagnement technique : Marc Rigaud Sylvain Vip et Maxime Schucht
Stagiaire magicien : Martin Ageorges et Martin Leblon

Production executive : Compagnie Stupefy

Coproductions et soutiens : Ministère de la Culture - Services Numériques Innovants, La Villette EPPGHV Paris, le Magic Wip et la compagnie le Phalène, l’Espace Périphérique, les villes de Goussainville, de Gonesse, et de Villeparisis dans le cadre d’une résidence territoriale, la région île-de-france. le département du Val d'oise, la Scène Nationale D'Aubusson Théatre Jean Lurçat, le Théâtre Public de Montreuil - centre dramatique national, la ville de Montreuil, l'OFQJ projet Biennale Elektra Montréal, le dispositif Chimères du ministère de la Culture porté par le Lieu unique – Scène nationale de Nantes, le Théâtre Nouvelle Génération – CDN de Lyon (TNG), en partenariat avec L’Espace des arts – Scène nationale de Chalon-sur-Saône et Le CN D – Centre National de la Danse.

Remerciements : Clémentine Schmidt et Nicolas Boudier avec qui nous avions imaginé "Les inconscients", tous les participants au projet Chimères.

Crédits Photos : Thomas O’Brien © www.thomasobrien.fr

Réalisation teaser : Déroute - collectif des routes Camille Graule - Benoît Duvette

Jauge et représentations

Capacité d’accueil : 70 spectateurs par représentation.
Fréquence : 2 représentations par jour.

Montage et équipe
Montage : Deux services de montage nécessaires.
Équipe en tournée : 2 personnes (interprétation et régie).

Durée et accessibilité
Durée du spectacle : 1h15.
Âge minimum recommandé : 13 ans.

Accessibilité : L’utilisation de casques de réalité virtuelle est déconseillée par l’OMS en dessous de 13 ans, et aux personnes souffrant de certaines pathologies : épilepsie, trouble de la personnalité, vertiges sévères…
Pour les personnes ne pouvant pas utiliser le casque de réalité virtuelle, une solution alternative sur tablette est proposée - sous réserve de disponibilité.
Le spectacle comprend des scènes dans la pénombre, de la brume et des effets lumineux scintillants. Le spectacle présente également des expériences de magie et fakirisme avec des performances physiques d’endurance ou de résistance à la douleur.

Dispositif scénique
Dimensions scéniques minimum : 6 mètres d’ouverture par 5 mètres de profondeur. Conçu pour être joué en salle ou en décentralisation, avec un public assis face à l’espace scénique.


modèle de production pensé pour être accessible à tous les lieux. le prix de cession est comparable aux oeuvres sans dispositif technologique.

modèle de production pensé pour être accessible à tous les lieux. le prix de cession est comparable aux oeuvres sans dispositif technologique.


 


In this new work, Rémy Berthier brings together two worlds rarely seen side by side on stage: magic and virtual reality. Drawing from a traumatic experience—the sudden loss of all his belongings in a fire—he creates a piece of autofiction where illusion becomes a tool for reflection. The main character, a double of the artist himself, seeks refuge from collapse in a virtual reality headset. Each audience member is in turn invited to wear a headset, immersing them in a mental space where perception, illusion, and belief become indistinguishable. This encounter between the art of sleight of hand and technological immersion opens a rift in our relationship to reality. Gradually, reference points shift, reality drifts, and the boundaries between what we see, what we believe, and what we imagine begin to blur.

An immersive experience that weaves together mind-reading and digital technology, confronting each viewer with the inner workings of their own perception.

Conception and Performance Rémy Berthier Dramaturgy Collaboration Groupe Fantôme Artistic and Scientific Collaboration Fleur Hopkins-Loféron VR Engineering Quentin Misslin Sound Design Dylan Foldrin Administrative Support Yasna Mujkic Project Development Support Nicolas Rosette Apnea Support Dan Arbogast Production Compagnie Stupefy

Co-productions and Support Ministry of Culture – Innovative Digital Services, La Villette EPPGHV Paris, Magic Wip and Compagnie le Phalène, Espace Périphérique, the cities of Goussainville, Gonesse, and Villeparisis within the framework of a territorial residency, the Île-de-France region, city of Montreuil, Val d’Oise department, OFQJ Elektra Biennale Montréal project, Chimères program of the Ministry of Culture supported by Le Lieu Unique – Scène nationale de Nantes, Théâtre Nouvelle Génération – CDN de Lyon (TNG), in partnership with L’Espace des arts – Scène nationale de Chalon-sur-Saône and Le CN D – Centre National de la Danse.

Thanks Clémentine Schmidt with whom we imagined “Les inconscients”, all participants in the Chimères project, as well as Marc Rigaud, Nicolas Boudier and Martin Ageorges.